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ANTIGONE de Sophocle, avec des Chœurs de Michel Vinaver

du 21 mai au 7 juin 2026
Théâtre de L’Épée de bois, Cartoucherie. 

Adaptation et mise-en-scène
Matthieu Marie

Compagnie Mémoire Monde

La compagnie Mémoire Monde est née en 2024 d’une aventure collective particulièrement heureuse, à la Cartoucherie de Vincennes.
Notre spectacle, PALAIS, réunissait 11 interprètes musiciens et musiciennes, comédiennes et comédiens, dans un montage de textes de Rilke, Pessoa, Jon Fosse, Gertrud Kolmar, Henri Michaux, Louise Glück…

Nous voulons continuer ensemble.

Nous partirons de l’Antigone de Sophocle.
Nous travaillons à partir de plusieurs traductions, et des Choeurs que le grand dramaturge Michel Vinaver récemment disparu, avait composé pour les insérer dans la pièce en remplacement de ceux prévus par Sophocle : paroles qui jalonnent l’action et la commentent, propos épars et pourtant cohérents, signifiants, venus comme au café, sur une place. Les voix du monde.
Nous sommes à l’heure des morts. Tout juste le premier matin après la guerre, dont on perçoit encore l’écho lointain. Et il faut réparer, reconstruire ce que la haine et la peur ont délié et défait.
Et dans cette nécessité que tous éprouvent, d’une cérémonie qui fasse se rencontrer dans le mystère les vivants et les morts, il n’y a d’aucune part, individuellement, collectivement, de volonté mauvaise.
Mais comme dans nos rêves où les temps, les lieux se mélangent, nous sommes devenus incapables de démêler dans la polyphonie des voix celles du passé, du présent et de l’avenir.
Les personnages rassemblés ici se regardent sans se voir et se parlent sans se comprendre : est-ce parce que la mort dicte sa loi muette et incommensurable ?
La mort est le centre autour duquel la Cité de Thèbes gravite, dans le cercle enchanté de sa malédiction.

Dans le théâtre Nô, il y a toujours une âme en peine qui erre, l’esprit d’un mort qui vient sous apparence humaine raconter son tourment. Le temps de la représentation sera celui du rite : l’âme à la fin libérée pourra rejoindre le royaume des morts et y trouver le repos.
Ici c’est toute la cité qui s’interroge sur le rite à accomplir ou à ne pas accomplir, c’est toute la communauté qui hésite, désorientée comme l’âme de ce jeune mort sans sépulture qui ne peut pas trouver la paix.

Mon projet est ici que le caractère « rêvé  » de la représentation – fragmentaire, lacunaire, énigmatique, conduise les spectateurs à éprouver la sensation d’un doute souverain.

Antigone seule sait. La première et la plus célèbre opposante politique est une femme, jeune. Elle est vierge. Elle est déterminée, comme on dit de quelque chose qui ne pouvait pas ne pas se produire. Elle est son destin.
« Je suis faite pour l’amour non pour la haine » …

Metteur en scène, je jouerai le roi Créon. Je figurerai l’orchestrateur, auquel le drame échappe.
Le prince comme le rêveur sait par moments qu’il rêve, mais il est pris dans une histoire dont il est à la fois l’acteur et le témoin. Il est l’archétype du pouvoir aux prises avec ses démons : l’incertaine légitimité de son autorité et l’obsession du féminin.
« Moi vivant ce n’est pas une femme qui fera la loi « …
Que le féminin constitue en soi une menace pour un pouvoir autoritaire, nombreux sont les dirigeants qui ne s’y sont pas trompés.
Est-ce de lui que vient le trouble ? Parce qu’il est homme d’un temps révolu, où le rois était dieu et la Cité encore dans les limbes ?

« Tombeau ma chambre nuptiale « , dit Antigone. Là encore je crois que le poème de Sophocle s’adresse au subconscient du spectateur au moins autant qu’à sa raison et que le temps de la représentation pour lui être fidèle devra être celui d’une lointaine musique oubliée. 
Ce qu’il reste d’une fête après l’orage dans ce qu’il reste d’une ville après la Guerre.
La musique des voix a pour nous une grande importance.
Peut-être parce qu’aux origines de notre théâtre, en Grèce justement, la parole avait d’abord été un chant.
Trois des comédiennes sont par ailleurs chanteuses.

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